BACH PLUCKED UNPLUCKED

EDOUARD FERLET, piano, VIOLAINE COCHARD, harpsichord

Saturday, 17 March at 8:30pm

Edouard Ferlet is a Jazz pianist who defines himself as unpredictable and unclassifiable. He “plays with Bach rather than plays Bach”, Telerama. Violaine Cochard is one of the finest ambassadresses of the harpsichord and also a great lover of Bach. Side by side, the two musicians carry on a dialogue about Bach’s music, between original text and improvisations, with struck strings and plucked strings. In the second part of the concert, the piano and the harpsichord will rock the stage together!

Book NowTicket prices: $70, $50, $30, $66 Soiree d'Or dinner in the presence of the artist

Piano solo: Edouard Ferlet “THINK BACH OP.2”

Oves
• Prelude in G major BWV 884
Anthèse
• “ I call to You, Lord Jesus Christ” , Organ Chorale Prelude in F minor BWV 639
Mind the Gap
• Prelude in C-sharp major BWV 872
Et si
• From the Sonata n.3 in E major BWV 1016 for violin and harpsichord, Adagio ma non tanto
Es ist Vollbracht
• Aria from the St John Passion BWV 245
Les bacchantes
• From the Violin Partita n. 2 in D minor BWV 1004, Chaconne
Mecanique organique
• Prelude in B-flat major BWV 866
Concerto n. 5 in F minor
• From the Harpsichord Concerto n. 5 in F minor BWV 1056, Largo
Crazy B
• From the Goldberg Variations BWV 988, Variation n. 1
Miss Magdalena
• Prelude in C major BWV 846

Interval

Duo: Violaine Cochard / Edouard Ferlet “BACH PLUCKED UNPLUCKED”

Je me souviens (Edouard Ferlet),
• From the Partita n. 1 in B-flat BWV 825 for harpsichord, Gigue
Aparté (Edouard Ferlet)
• From the Well-Tempered Clavier, Prelude in E minor BWV 855 (arr. Siloti)
Utopia (Edouard Ferlet)
• Sinfonia in G minor BWV 797 for harpsichord
Entre écorce (Edouard Ferlet)
• From the Sonata in D minor BWV 964 for harpsichord, Allegro
Après vous (J-S BACH / Edouard Ferlet)
• From the French Suite n. 4 in E-flat major BWV 815, Allemande
Phénix (Edouard Ferlet)
• From the Goldberg Variations BWV 988, Variation n. 20
A la suite de Jean (Edouard Ferlet)
From the Cello Suite n. 1 in G minor BWV 1007, Prelude
Erbarme Dich (J-S BACH)
• From the St Matthew Passion BWV 244
Je me souviens plus (Edouard Ferlet)
• From the Partita n. 1 in B-flat BWV 825 for harpsichord, Gigue
Magnetic Tango (Edouard Ferlet)


The concert will be followed by a “Soiree d’Or” dinner in the presence of the artist.

Telle une ritournelle enfantine, BACH PLUCKED UNPLUCKED, est le sésame du vaste champ de liberté et de création où se rencontrent, entre piano et clavecin, entre les mots, entre les cordes, Édouard Ferlet et Violaine Cochard.
Le premier est pianiste de jazz et compositeur, familier de l’écriture improvisée ; la seconde claveciniste, rompue au répertoire baroque. Tous deux curieux de nature, riches du répertoire et de la culture liés à leurs claviers, épris des chemins buissonniers.
L’association rare de leurs instruments, cordes pincées et cordes frappées, leur a inspiré une expérience musicale unique, où l’improvisation et la musique de Bach s’entremêlent aux compositions originales d’Édouard Ferlet.
Élaborée dans un dialogue complice où le jeu et le partage ont la part belle, cette invention à deux voix, mûrie à la fois dans l’intime conviction de chaque instrument et dans l’écoute de l’autre, ouvre sur un monde sonore inédit et fascinant.

EDOUARD FERLET, Piano, Compositions

C’est vers l’âge de 20 ans, au terme de trois années passées à étudier la musique sous toutes ses formes dans le cadre du prestigieux Berklee College Of Music, qu’Edouard Ferlet, de retour en France, a véritablement commencé sa carrière de musicien professionnel. Partageant son temps entre des travaux de compositions et d’arrangement pour le monde de l’audiovisuel et sa vie de jeune pianiste de
jazz multipliant les rencontres dans le Paris des clubs, Ferlet va très vite affiner son style encore sous influences américaines (McCoy Tyner, Kenny Kirkland, Richie Beirach) en laissant de plus en plus s’exprimer sa sensibilité européenne.
Si ses deux premiers albums en leader posent immédiatement les bases d’un univers personnel à la fois singulier et éclectique, c’est au sein du Trio Viret, créé en 1999 en collaboration avec le contrebassiste Jean-Philippe Viret, que Ferlet va libérer l’extrême originalité d’une voix mêlant lyrisme, raffinement formel et sens du swing. Tout en participant activement au développement d’une formation reconnue parmi les plus créatives de la scène jazz contemporaine (sept albums en 15 ans d’existence
et une Victoire du Jazz en 2011 dans la catégorie « Meilleur groupe de l’année »), Ferlet, par souci d’indépendance artistique, va en 2005 fonder avec Mélisse sa propre structure de production discographique, d’édition musicale et de création de spectacle, et en faire le support privilégié de ses propres projets. Partageant son temps entre ses activités de producteur, de multiples collaborations dans des registres très divers (de Geoffrey Oryema à Julia Migenes) et le développement d’un univers musical personnel couvrant des territoires esthétiques toujours plus étendus et variés, Edouard Ferlet apparaît désormais comme l’un des acteurs majeurs de la scène jazz hexagonale.
Avec la parution en 2012 de son second album en solo « Think Bach », entièrement consacré à la musique de Jean-Sébastien Bach, amoureusement détournée, trafiquée, transfigurée, Edouard Ferlet a révélé encore une autre facette de son talent. Cet album a été distingué par Télérama (ƒƒƒƒ),
sélectionné par France Musique et Jazz News Magazine. Dans la continuité de ce projet, il poursuit aujourd’hui son exploration des rapports entre musique baroque et improvisation en développant une collaboration en duo avec la claveciniste Violaine Cochard. Un second volume consacré à la musique de Bach est par ailleurs en cours de préparation.


VIOLAINE COCHARD, Harpsichord

Avec Violaine Cochard, le clavecin dévoile, littéralement, tous ses visages. Sa formation se signale par une rigueur évidente : premiers cours dès l’âge de 8 ans auprès de Françoise Marmin à Angers, sa ville natale, études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec d’illustres professeurs (Christophe Rousset et Kenneth Gilbert), et perfectionnement auprès de Pierre Hantaï.
Elle décroche au CNSM deux Premier prix, en clavecin et basse continue, en 1994. Son Premier prix au prestigieux Concours international de Montréal en 1999 ne surprend, à vrai dire, personne.
Parallèlement, Violaine Cochard entame une carrière très vite intense. Récitaliste accomplie certes, mais aussi chambriste d’exception, elle fonde très jeune l’ensemble Amarillis avec Ophélie et Héloïse Gaillard. Là aussi, la réussite ne tarde guère, et Amarillis rafle les Premiers prix de concours célèbres (York en 1995, Fnapec en 1997 et Sinfonia en 1997 avec rien moins que le grand Gustav Leonhardt
comme président de jury). Elle est aussi la partenaire de musiciens éminents, tels que le contre-ténor Gérard Lesne, la gambiste Marianne Müller ou les violonistes Amandine Beyer et Stéphanie-Marie Degand.
Après le clavecin, la voix constitue l’autre passion de Violaine Cochard et elle figure notoirement parmi les chefs de chant les plus sollicités en Europe. Elle se consacre à son amour de l’art vocal en occupant une place centrale dans des ensembles baroques aussi importants que Les Talens Lyriques (Christophe Rousset), Le Concert d’Astrée (Emmanuelle Haïm) ou Les Arts florissants (William Christie). Il n’est pas exagéré de dire que cette vocalité naturelle fait le prix de ses interprétations au
clavecin : outre la rigueur dans la construction que lui permet sa maîtrise instrumentale, Violaine Cochard fait littéralement chanter son clavier. Ses enregistrements consacrés à Bach, Couperin ou Mozart, pour les labels Ambroisie ou agOgique, en témoignent.
À cette palette sonore classique, Violaine Cochard a ajouté une couleur supplémentaire. Citons par exemple les parfums de l’Europe centrale, grâce à ses collaborations si fructueuses avec le groupe de musiques actuelles Tram des Balkans. Citons surtout la complicité remarquable avec le pianiste de jazz Édouard Ferlet dans un projet consacré à Bach : Violaine Cochard y exprime aussi bien son attachement à la musique du Cantor que son attachement à l’improvisation, pratique qui rejoint,
somme toute, cette culture baroque qu’elle maîtrise si bien.